Libérez l’expression dans les entreprises avec l’agilité !

Les récents évènements nous ont montré à quel point la liberté d’expression est fragile. Aujourd’hui, une des conséquences est le piège suivant : “Se taire, parce qu’après tout cela ne vaut pas le coup de prendre le risque !” Alors, à force de nous taire, nous réduirons notre espace de liberté et finirons par nous enfermer dans un mode de pensée qui n’est pas le nôtre.

A un niveau moins grave, nous observons ce même phénomène en entreprise: “Se taire par risque de perdre son travail ou de se faire rétrograder ou placardiser…”. Le risque est encore une fois de s’enfermer dans une seule vision de l’entreprise, un seul modèle de système.

Selon moi, il est important d’éviter cela et une solution est de mettre en place des espaces de dialogues. C’est d’ailleurs ce que proposent les méthodes agiles.

Toute parole mérite son temps d’expression

La libre expression contribue à la construction de notre perception globale des choses. Entendre un autre point de vue, c’est faire un chemin vers une vérité plus grande que la nôtre. C’est d’ailleurs cette leçon qui est suggérée dans le conte des 6 aveugles et de l’éléphant, petit conte indien que j’aime beaucoup et que je vous ai retranscrit dans cette vidéo :

Comment faire, pour que les avis divergents puissent s’exprimer sans conflit ?

L’agilité propose des temps d’échange collectifs où le rôle du facilitateur sera primordiale pour que cette vision globale émerge. Son rôle consistera à répartir de manière équilibrée de sorte que:

  • la puissance d’une voix ou d’un ton ne soit pas une raison pour que la parole qui s’est ainsi exprimée prime sur celle des autres,
  • le poste ou le niveau de hiérarchie d’un participant ne soit pas le seul argument pour imposer une vision,
  • les critiques arides ou désagréables s’expriment tout autant que les avis enjoués et édulcorés,
  • les émotions s’apaisent et fassent place à l’émergence d’une vision commune.

Pour cela, le facilitateur agile possède quelques outils et pratiques d’intelligence collective.

Tout d’abord, il prévoit un contrat de début de réunion comprenant des règles de comportement, une démarche et un objectif communs pour lesquels chacun s’engagera.

Ensuite, pour faciliter l’expression des émotions, il aidera les participants à reformuler leur propos, par exemple en s’appuyant sur la Communication Non Violente.

Pour continuer, il invitera à utiliser l’écrit, l’image et donnera à chacun son tour de parole. Il pourra à cette fin, utiliser le bâton de parole.

Et enfin, il s’assurera du succès de ces opérations en demandant un rapide retour en fin de réunion sur le vécu de chacun.

Le droit à la liberté de parole est un droit républicain et c’est un droit d’entreprise. Pour qu’elle s’exprime vraiment, organisons des espaces de dialogues et donnons leur un cadre pour faciliter non seulement la parole mais les émotions qui les accompagnent parfois.

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